Voila, cela fait maintenant 10 jours que je suis en France. Inutile de préciser que le retour a été très très dure... Je me suis promis de retourner dans ce pays merveilleux d'ici 10 à 12 mois au
plus tard, mais pas pour un séjour aussi long malheureusement...
L'inactivité du blog ces dernier temps n'est pas vraiment vollontaire. En effet, j'avais encore beaucoup de travail à faire avant de partir de Maroantsetra. Rendez vous dans des villages isolés
pour faire des échanges d'expérience, finition du rapport définitif laissé aux paysants, et bien sur, dire au revoir avec tristesse parfois, à tous les gens que j'ai rencontré et cotoyé là-bas...
Après avoir quité non sans mal Maroantsetra, je suis retourné vers Tana. J'avais prévu de descendre avec mon amie dans le sud de l'île pour tenter de trouver du miel de Baobab. Un trajet de 2
jours a été nécessaire pour atteindre notre destination, avec à chaque instant la peure de se faire attaquer, ou pire tuer, par les bandes de volleurs de certaines tribues du centre de
Madagascar, armées de Kalachnikof. Les dernières attaques étant fraiches et relativement meurtriéres aparement, je n'ai pas beaucoup dormi cette nuit là. Bien heureusement, nous n'avons eu aucun
incident et nous avons pus arriver à destination sains et sauf, un peu fatigués toutefois.
A Tuléar, nous n'avons connu que des galéres. Il été inscrit dans le guide du Routard que cette ville est très particuliére, que l'ambiance qui y raigne est spéciale et que l'on en repart
généralement avec une certaine frustration, ou une certaine amertume. Cela a été la réalité totale pour moi. Paradoxalement, dans cette ville de sable, d'audeurs désagréables et de poussiére,
j'ai eu le plaisir de rencontrer le fondateur d'une ONG, qui m'a sincérement marqué. Cet Espagnole installé à Mada depuis plusieurs années, a créé une véritable organisation qui se bat au
quotidient pour l'environnement, les population, l'économie, l'éducation... J'ai été impressioné par le dynamisme et la sympatie de cet homme que je n'oublierais probablement jamais. Si vous vous
rendez dans ce secteur, un crochet vers cette ONG (l'ONG Belle avenir) est indispenssable !
Barque Veso au soleil couchant.
(Pour ce qui est des photos, je préfére les publier sur un autre blog, ou mieux, les présenter dirrectement à ceux que cela intéresse.Ce site n'est pas destiné a cela).
Au bout de 7 jours passé dans le grand sud, nous avons choisi de fuire ce lieux maudit pour nous. Nous avons alors repris la route vers Tana, en profitan du convoi de la poste Malgache pour faire
des économies sur le trajet. Après une longue journée de route dans la chaleure acablante du "désert" des hauts plateaux, assomé tout les deux par la maladie, nous sommes arrivés à Fianarantsoa.
Cette petite ville "tranquile" des hautes terre est située sur la route goudronnée qui relie le sud avec Tananarive. Nous avons fais le choix de nous poser quelques jours à Fianar pour récupérer
et "nous soigner". Nous n'avons pas trouvé autre chose le soir qu'un hôtel complétement pouris, mais certe pas cher du tout ! Les toilettes à la turque ressemblaient plus à une fausse
sceptique à ciel ouvert qu'à autre chose, et les douches semblaient avoir été récupéré dans les camps de concentration de la dernière guerre... Nous étions tellement affaiblis par la maladie que
nous n'avons pa eu la force de chercher autre chose et de déménager. Au bout de 3 jours, nous alions mieux tout les deux, même si les plaies que j'avais au pied elle, continuait à suinter et à me
faire souffrire à chaque pas, sans jamais guirire. Lorsque les gens remarquait mon pied saignant dans la rue, un grand nombre s'arrétait et me demandait "c'est quoi ca ?" avec un aire étonné...
Nous avons pus visiter la vielle ville dans laquelle nous avons été marqué par une petite fille, qui nous a accompagné pendant la visite. Dans ce secteur, un grand nombre d'enfants accostent les
tourristes pour les guider dans la vielle ville et sur la colline, dans l'espoire de vendre des cartes de leurs fabrication pour s'acheter des cahiers. Cette petite fille à qui je fesait semble
t'il peur, nous a accompagnée avec un groupe de 4 autres enfants pour faire la visite. Elle donnait comme tout les enfants des petites informations sur les bâtiments, la ville, la vue... Lorsque
les enfants nous ons proposé d'acheter leurs cartes postales, je ne pouvais bien entendu tout acheter. Cette petite fille de 7ou 8 ans à peine m'a alors interpellé et m'a dit qu'elle pensait
mieux que j'achéte un cahier, et que je leurs donne pour qu'ils se le pertagent. Elle a ajouté que lorsque les enfants récultent de l'argent, les parents leurs prennent pour acheter autre chose,
ou ils se la font voller par les autres enfants plus grands. Cette réaction, dans ce pays où les gens préférent généralement de l'argent qu'autre chose, m'a marqué et cette petite est entrée dans
mon coeur et dans celui de mon amie. Au final, j'ai acheté 5 cahiers et j'en ai donné un à chacun, don un à cette petite fille qui s'était retirée dans un coins toute attristé par l'attitude
agressive des autres enfants lorsqu'ils m'on vus arriver avec les cahiers. Chacun d'entre eux nous sautais dessus pour nous arracher un cahier, et la petite, à l'écart, pleurait. J'ai caché
discrétement un cahier pour lui apporter, je lui ai glissé dans son sac et lui ai dit de s'éclipser discrétement pour ne pas se faire voller son cahier.
Il y a des choses comme cela qui marquent dans un voyage, mais malheureusement, il faut les vivre pour les rescentire pleinement. Le fait de les retranscrire par écrit n'est pas suffisant pour
transmettre les émotions et les rescentis du moment. Heureusement d'ailleurs, car si ce n'était pas le cas, le voyage perdrait de son intéret !
Après cette rencontre marquante, nous sommes redescendu vers la garre des taxis brousse, pour acheter un billet pour Tana, cela non sans bousculade d'ailleurs. Lorsque vous arrivez dans une garre
des taxis brousse, une foulle de gens viennent vers vous pour vous attirer vers leurs coopérative de transport, et il y en a des dizaines !
Pour finir le voyage, nous avons passé quelques jours à Tana pour faire quelques papiers (passeports, inscription dans les écoles...) pas pour moi, bien entendu !
Le départ de l'île rouge a été encore plus dure que de quitter la France. Ma tristesse m'a accompagnée jusqu'à mon arrivé à Lyon, où j'ai retrouvé avec émotion ma maman, que je n'avais pas vue
depuis 7 mois. Les retrouvailles nous ont tous deux fortement émus...ce qui est normal je pense !
Depuis ce jours, je tente de me réaclimatter à la "dure" vie en France. Il ne se passe pas une journée sans que je ne pensse à Madagascar, à ce que j'y ai vécu, à mes amis là-bas, à ma seconde
famille, à mon amie que j'ai laissé pour un an là-bas, et à tout le reste. Parfois, l'émotion est trop forte, comme ce soir, et quelques larmes s'écoulent de mes yeux lorsque je repense à ce que
j'ai vécu.
Un voyage comme cela, si il est souhaité, transforme votre perception du monde, et même votre vie. A aucun moment, même dans les pires galéres que j'ai vécu (je n'ai pas tout écrit sur ce site
bien sur...) je n'ai regrété d'être parti. Si tout ceci était à recommencer, je le ferais sans aucune hésitation. Je profite d'ailleurs de ces derniéres phrases pour salluer et remercier Mr P.E.
GUYONNET et Mr J.P. FAYOLLE, ainsi que toute l'équipe de l'ONG antongil conservation, et toutes les personnes qui de prêt ou de loin ont contribués à me permettre de partir.
Les Semaines et les mois passent. Je suis maintenant à la moitié de mon séjour à Madagascar et déjà un sentiment de tristesse me remplit à l’idée de devoir partir dans quelques mois, quelques
semaines… Le temps s’écoule à la vitesse d’un cheval au galop lorsque l’on a toujours quelque chose à faire. J’ai vécu de très nombreuses choses depuis ma dernière publication sur le blog. Je
préfère garder bien au chaud toutes ces aventures dans ma petite tête pour les raconter en direct à ceux qui le souhaitent à mon retour. Voici quand même ci-dessous quelques
petites aventures et quelques changements. Pendant ces dernières semaines, j’ai participé à une expédition scientifique, j’ai passé une nuit seule dans la forêt primaire, dans des conditions de
confort toutefois très bonnes, j’ai éteins un feux de maison avec les habitants d’un petit village perdu, j’ai plongé en apnée avec un plongeur bouteille et avec les milliers d’espèces de
poissons et de coraux qui peuplent les eaux de l’océan indien, j’ai emménagé dans un petit bungalow à deux pas de l’ONG pour être autonome, j’ai rencontré une joli et gentille petite cuisinière
qui me prépare maintenant de bons repas chaque jours, j’ai rencontré des tas de gens très intéressants et je me suis constitué un bon carnet d’adresses qui me servira dans mon projet lorsque je
rentrerais en France etc, et enfin j’ai particulièrement bien fait avancer le projet pour lequel je suis ici.
Séjour dans la forêt du parc national de Masoala.
Il est 6h. Je traverse Maroantsetra avec mon sac, plus gros que moi, sur le dos. Les gens qui sortent à peine de chez eux pour certains, me regardent telle un aliène qui viens de débarquer de sa
soucoupe volante. Je me dirige vers chez Olivier, un Français installé à Mada depuis 10 ans. Il m’a demandé d’apporter une ruche avec moi pour déposer dans son écolodge. J’ai aussi pris le soin
d’apporter un tas de petit matériel pour faire avancer mon travail : un GPS, deux appareils photos, des sachets pour prélèvements… Après un rapide café pris avec Olivier, j’embarque sur un
bateau en bois avec le matériel et le personnel. Je profite du trajet de 2h environ pour finir mon petit déjeuner, faire connaissance avec l’équipe de l’hôtel, et surtout finir ma nuit au
soleil ! Après avoir débarqué sur une plage paradisiaque, je participe au déchargement des vivres avec l’équipage, à l’aide d’un petit bateau pas plus gros qu’une baignoire. Lorsque celui-ci
est plein, la moindre vague plus forte que les autres peut jeter tout au fond de la mer, et le pilote avec.
J’ai passé le première après midi à faire un rapide tour des environ, de la forêt à côté du lodge, et à faire des prélèvements et des photos de plantes mellifères. Au bout de deux jours passé
dans le lodge et ses environs, j’avais rendez vous avec un villageois pour faire un petit tour des essaims sauvages en pleine forêt. Je m’été fixé l’objectif d’observer leurs répartition à l’aide
d’un GPS, de les photographier et de prendre tout un tas de renseignements. Le but était de relever les similitudes entre les ruches sauvages, pour pouvoir adapter au mieux l’apiculture au
comportement naturel des abeilles. J’ai pu effectuer cette tache en une journée, mais non sans peine. Pour accéder à certains essaims, il nous a fallu gravir des collines, descendre dans des
ravins, escalader les cadavres d’arbres du dernier cyclone qui fut particulièrement violent dans cette zone. J’avais l’impression d’être un aventurier, et je savourais profondément les senteurs
et les sons de la forêt primaire. Par ci-par là, un groupe de lémuriens roux sautais d’arbres en arbre et semblaient se moquer de nous, au regard de la difficulté que nous manifestions pour
avancer dans cet environnement si hostile. Mes efforts ne furent que vainement récompensés car sur les 7 essaims visités, seuls 2 était encore là. Malheureusement, le cyclone aillant détruit pas
mal d’arbres dans la forêt, les conditions de milieu ont bien changées et les abeilles Malgaches n’aiment pas du tout les changements. J’ai toutefois fait mes observations comme si les essaims
étaient encore là, car leur ruche sauvage était encore identique à l’avant cyclone. Je garderais toujours cette promenade dans la forêt primaire du nord est de Madagascar dans un coin de ma tête.
Pour un naturaliste comme moi, la forêt primaire de Madagascar est un petit paradis que l’on découvre d’avantage à chaque pas.
Masoala n’est pas qu’une superbe forêt tropicale où la biodiversité abonde. Là où la forêt s’arrête, il y a la plage, puis la mer. Inutile de dire que j’ai pris le temps de savourer le soleil
Malgache sur cette merveilleuse plage déserte, mais j’ai surtout profité de ma présence ici pour admirer la fabuleuse vie sous marine. Un après midi, alors que je finissais de bricoler un toit en
bambous pour la ruche d’Olivier, je profitais de l’opportunité d’un bateau disponible pour accompagner Olivier en plongée. Je fus impressionné par la richesse et la beauté des fonds de ce
secteur. Les poissons abondaient, les coraux, tous plus beau les uns que les autres habillaient le fond et offraient des refuges idéaux pour les muraines et autres poussons en tout genre. Je
n’avais malheureusement pas pris mon appareil photo pour immortaliser ces instants magiques ou au détour d’un rocher, vous tombez sur un poisson que l’on ne voit que dans les documentaires. Comme
pour ma promenade dans la forêt primaire, je garderais un souvenir impérissable de ces quelques plongées dans l’océan Indien.
Je ne raconterais pas la suite de mes aventures pour le moment par simple manque de temps, mais comme je l’ai dit au début de cette publication, je ne manquerais pas de raconter tout cela à ceux
qui le souhaitent dès mon retour !
A très bientôt à tous ! Le temps passe très vite au pays des moustiques transporteurs de palu et des bestioles piquantes en tout genre, il ne me reste plus que 4 mois à Mada avant de
retrouver le doux gris du ciel Français…ca passe trop vite !
Il faisait beau et chaud sur Maroantsetra, comme d’habitude. C’est lundi de Pâques. Traditionnellement, tout le monde se rend à la plage ce jour pour un pique nique et une baignade collective. Je
n’ai alors pas manqué de participer à la fête. J’avais été cloué au lit quelques jours juste avant par une diarrhée qui m’a fait perdre 4 Kg alors cette sortie en plein air me ferait le plus
grand bien. Vers 11h, je rejoins alors une amie chez elle. Je suis invité à manger avec sa famille et quelques uns de leurs amis. Ce repas servi sur une natte tressée au sol restera un moment
inoubliable. Je sens vraiment l’ambiance du pays, je savoure ce dépaysement profond. Après nous être bien rassasiés, nous nous mettons en route pour la plage. Il y a déjà beaucoup de monde
partout mais heureusement la plage est grande. Mon amie, quelqu’un en qui j’ai confiance, me confie ses affaires pour les mettre dans mon sac. Elle connait quelqu’un qui pourra nous garder nos
sacs le temps de la baignade. Elle me confirme que c’est quelqu’un en qui elle a confiance, je lui donne alors mon sac et mes vêtements, puis me dirige vers la mer accompagné de plusieurs
malgaches et malgachEs surtout. Dans l’eau, il y a de nombreux enfants. Ils s’amusent ensemble et à mon arrivée ils se dirigent vers moi. J’ai passé un moment vraiment formidable sur cette plage
avec tous ces gens. Des sourires, des rires et de la joie fusaient de toute part. J’étais le seul blanc de la plage, alors j’avais l'impression d'être en quelque sorte, l’attraction nationale.
Les gens me souriaient, les enfants rigolaient, mon amie vint me dire heureuse que les gens m’aiment bien ici à Maroantsetra. Je me sentais bien. Au bout de quelques heures passées à barboter
dans la mer, je me suis dirigé vers mon sac avec les autres personnes qui avaient confié leurs affaires. Quelques personnes sont debout autour de l’endroit où sont déposés les sacs. Un jeune
enfant est assis à coté des sacs qui sont tous ouverts. Sur chaque sac, un portefeuille est ouvert, le mien y compris. Lorsque je comprends ce qui s’est passé, je n’en reviens pas. Je me dis que
ce n’est pas possible, que c’est une blague. Je saute sur mes affaires et fait un rapide inventaire de ce qu’il y a dans mon sac. On m’a volé mon argent, mon téléphone et celui de mon amie, ma
clef USB. Par chance il me reste mes papiers et mes vêtements. Je demande alors tout de suite où sont les parents du petit qui étaient sensés garder les affaires. La mère arrive à ce moment là
sans plus de stress que cela. Elle explique à mon amie que des gens sont entrés ici et ont fouillé dans les sacs. Ils ont dû s’absenter soit disant 2 minutes et en revenant ils ont découvert
cela. Je demande alors à mon amie de poser des questions aux gens autour, pour savoir s’ils ont vu quelque chose. Elle s’écroule en sanglots. Elle me répète que tout cela est de sa faute, je
tente de rester calme, de ne pas afficher mon ressenti et d’agir efficacement et rapidement. Je lui demande de rester ici pour garder ce qui reste des affaires et poser des questions aux gens aux
alentours. Pendant ce temps je me précipite vers le bout de la plage. Je me rappellel avoir croisé des gendarmes il y a 2h environ. Je cours à leur recherche. Lorsque je les trouve, je leur
demande de me suivre car ils ne comprennent rien de ce que je raconte. Une malgache qui s’est aussi fait voler son argent et ses bijoux arrive à ma rescousse et leur explique ce qui ce passe. Les
deux gendarmes finissent alors tranquillement leur litre de bière avant de se rendre vers le lieu du vol. Pendant le trajet qui me semble interminable et lent, je presse les policiers en
accélérant le pas. Ils sont rejoint par un autre gendarme qui suit le mouvement tranquillement. Arrivés sur les lieux du vol, je suis choqué par leur inutilité. Ils écoutent les conversations et
discutent entre eux légèrement à l’écart. Je demande à quelqu’un qui parle le malgache de leur demander ce qu’ils vont faire et ce que nous devons faire. On m’explique que tous ceux qui se sont
fait voler des choses et les personnes qui étaient responsables des affaires doivent se rendre à la gendarmerie. Deux gendarmes nous accompagnent et deux autres restent sur la plage. Arrivés à la
gendarmerie, un homme en treillis nous reçoit. Il parle français et m’explique que le chef de poste n’est pas encore rentré et qu’il faut l’attendre. Il m’explique qu’il attend les ordres.
Au bout d’une demi-heure, je décide de faire accélérer les choses. Je demande à ce que le chef de la gendarmerie soit appelé sur son portable pour savoir ce qu’il faut faire. Le gendarme parvient
à le joindre. Ce dernier lui dit d’enfermer tout le monde en attendant qu’il arrive excepté moi. Il me dit que les gens vont rester la nuit ici. Mon amie malgache en pleurs vient me voir et me
supplie de faire quelque chose. Je lui dis de ne pas s’en faire, je lui promets qu’ils n’enfermeront personne. Il me faut dénouer la situation. Je vais y aller au culot. Je demande au gendarme en
treillis de me suivre derrière le bâtiment à l’abri des oreilles indiscrètes et je lui dis : « Bon vous savez je serais vraiment embêté de devoir parler de cette bavure de la gendarmerie à mon
ami proche du président. J’aimerais que cette affaire se règle calmement, rapidement et que les gendarmes fassent leur travail, vous comprenez ? » . L’agent me regarde impressionné et intimidé et
me répond oui oui de la tête avec un regard qui traduit son stress interne. Je lui demande de rappeler le chef de la police. Aussitôt, c’est ce qu’il fait. Il m’annonce que le chef de la police
va venir dans 40 minutes environ pour régler l’affaire. Il me demande si je veux que les gens qui se sont fait voler des choses soient enfermés. Je lui réponds évidement que non. Je suis soulagé
et mon amie malgache aussi. J’ai une demi-heure devant moi pour retrouver Thorel pour l’avertir de la situation. Je sais qu’il connait bien le chef de la gendarmerie malheureusement je ne sais
pas du tout où il est et je n’ai pas de moyen de l’appeler. Je réfléchis rapidement et demande à mon amie de m’attendre ici. Je cours vers la route principale où j’arrête un scooter, engin qui ne
manque pas ici, et lui dit « je n’ai pas d’argent, je me suis tout fait voler, pouvez vous m’emmener rapidement ? ». Celui-ci accepte après quelques secondes de réflexion. Arrivé au bureau de
l’ONG, je cherche le numéro de Thorel sur mon carnet. Je me rends ensuite chez les parents de sa femme pour lui téléphoner. Vingt minutes après, me voici de nouveau à la gendarmerie avec Thorel.
Au bout de 10 minutes d’attente, le chef de la gendarmerie arrive. Il salue tout d’abord Thorel puis vient me serrer la main avant de faire un bonjour de la tête aux autres personnes.
La suite de cette aventure est longue et n’est pas très passionnante à raconter. Pour conclure, nous avons de gros doutes sur les gens qui ont gardé les sacs. Je suis personnellement
persuadé qu’ils sont coupables. Ils n’ont pas rechigné à me rembourser la somme qui m’avait été volée. Thorel m’a dit d’être indulgent avec eux et de leur demander seulement la moitié de cette
somme. Pour clore l’affaire et ne pas m’attirer d’ennuis éventuels ou ne pas me faire d’ennemis, j’ai accepté cette proposition. Pour finir les galères, je suis resté au lit le lendemain à cause
d’un bon mal de gorge. Parfois le sort s’acharne, mais ça fini toujours par passer !
La vie a repris son cours normal. J’ai pu reprendre le travail sur le projet, nous avons enfin les premières ruches finies et presque posées en piège. Nos observations à Farenkaraine se sont
poursuivies et j’ai pu faire de jolis clichés envoyés fraîchement en France et surtout nous avons découvert quelque chose de fort intéressant que je ne peux dévoiler pour le moment. J’ai commencé
à prospecter pour cela car je suis le seul à pouvoir effectuer ce travail d’inventaire. Nous avons également inauguré la zone éco-touristique de Farenkaraine avec les premiers visiteurs. Eux
comme nous, ont été transformés par leur séjour dans cette forêt. A chaque fois que je me rends là bas, je découvre quelque chose de nouveau. Cette forêt est vraiment magique. J’imagine que
lorsque je vais partir de Madagascar, cela va faire partie des choses les plus dures à quitter. Pour ceux qui sont intéressés par l’avancée du projet à proprement parler, jetez un coup d’œil aux
rapports d’activités.
Mes premiers jours à Maroantsetra se sont relativement bien passés. J’ai tout de même mis quelques jours à trouver un rythme, à récupérer du voyage et à m’adapter à mes novelles conditions de
vie. Mon corps lui s’est vite et bien adapté. Chaque jour je tentais quelque chose de nouveau, je me mettais à manger les beignets vendus dans la rue, je testais la viande, les poisons, l’eau du
riz, l’eau toute simple…et chaque jour mon estomac me faisait comprendre que cela ne lui plaisait pas beaucoup de changer ses petites habitudes d’Européen. A force de diarrhées et de maux de
ventre, cela à fini par passer. Ma régulation thermique s’est également modifiée. Lorsque je suis arrivé, je ne cessais de transpirer constamment toute la journée et toute la nuit. Maintenant je
transpire beaucoup moins, sauf lorsque je décide de me promener en plein soleil par 40 degrés pour aller chercher la fraicheur à la plage… Je me suis aussi fait à mon nouveau cadre de vie, même
si cela n’a pas été facile par moments. Il m’a fallu m’adapter aux moustiques, aux conditions d’hygiènes désastreuses, à l’humidité ambiante, au rat qui vient me rendre visite à quelques
centimètres de moi tout les soirs, aux chiens et aux coques qui hurlent jusqu’à minuit, à la vie dans une famille malgache avec son rythme si différent de celui que nous avons en France. C’est ça
le vrais voyage. Changer complètement ses habitudes et adopter le mode de vie des habitants du pays que l’on visite.
Quelques jours après mon arrivé, il me fallait trouver le moyen de me déplacer par mes propres moyens pour ne pas être dépendant de l’ONG. J’avais remarqué un vieux vélo rouillé dans un coin de
la maison. J’ai alors demandé la permission de le réparer pour pouvoir l’utiliser. Malheureusement le coût total des réparations était bien trop élevé pour faire de ce bout de ferraille un vélo
fonctionnel. Je me suis alors rendu au marché avec Carlo, un jeune homme de 17 ans qui habite non loin de chez moi. Au bout d’une heure de prospection, nous avons trouvé un vélo à vendre. Ici,
lorsque l’on achète un vélo, il ne faut pas compter l’utiliser tout de suite. Avant tout il faut le faire graisser et monter. Cette opération est réalisée pour quelques milliers d’Ariary en 1h30
environ. De très nombreuses personnes proposent un entretient de vélo. Abrité sous un toit de feuilles, ces petits garagistes pour vélo ne manquent en général pas de travail tant les vélos ne
cessent de casser pour un rien. En Afrique tout est comme ça. Lorsque l’on achète quelque chose, il ne faut pas espérer que cela dure dans le temps… Beaucoup de choses viennent de Chine mais ces
produits ne sont en général pas de très bonne qualité.
Peu à peu je tenté d’apprendre quelques mots en Malgache, pour mieux m’intégrer et savoir me débrouiller avec les gens qui ne parlent ni le Français ni l’Anglais (et oui il y en a beaucoup ici).
Il existe plusieurs langues Malgache à Madagascar car chaque ethnie a son dialecte. Ici, les mots sont en général plus simples que les mots en Malgache officiel mais ils ne sont pas compris par
tout le monde sur l’ile. La première semaine, je me réservais chaque jour un peu de temps pour visiter la ville et aller à la rencontre des gens. Malgré de très nombreuses tentatives de dragues
par les filles de Maroantsetra, cela a bien payé car maintenant les gens me connaissent et savent pourquoi je suis là. A présent, lorsque je passe dans la rue, les gens me saluent et ne se
contentent pas de me regarder comme un vasa. Augustin et Thorel m’ont également bien aidé dans mon travail d’intégration. Les multiples déplacements et visites que j’ai faites avec eux m’ont bien
aidé à connaitre du monde.
A la découverte de la forêt primaire de Farenkaraine
Au petit matin, alors que la ville de Maroantsetra se réveillait doucement, nous nous mirent en marche pour Farenkaraine. Pour ce rendre là bas, il n’y a pas beaucoup d’autres solutions que d’y
aller par le fleuve en pirogue. Les eaux boueuses et paisibles de la rivière qui serpentent au milieu des rizières et des lambeaux de forêt tropicale ne m’attirent pas beaucoup pour me baigner.
Parfois, derrière quelques roseaux ou arbustes aquatiques on se demande si l’on ne va pas croiser un crocodile qui va venir s’inviter dans la barque pour vous croquer une partie de la cuisse. En
réalité il n’en est rien. Aucune bébête dangereuse ne vie ici, heureusement d’ailleurs. Seuls quelques moustiques viennent parfois vous rendre visite dans l’espoir de vous prélever un peu de
sang. Ce petit bout de rivière très paisible est très très utilisé par les Malgaches pour se déplacer. C’est selon Augustin, la route nationale. On n’est jamais tout seul plus de 10 secondes sur
le fleuve. Constamment, des pirogues chargées de voyageurs, de fruits, de poissons ou transportant des pêcheurs nous croisent. Au bout d’une 1h30 de trajet, nous débarquons enfin. Le reste du
trajet se fera à pied en longeant la côte. De chaque coté de la piste, des tombeaux sont dispersés sur plus d’un Km parfois au beau milieu des zébus, parfois en pleine friche. Après une marche de
2Km sous un soleil de plomb sans une goute d’eau, nous somment KO. Heureusement l’assistance est partout ici. Sous un arbre après la traversée d’une plage, 3 jeunes filles attendent les passants
avec des oranges et des bananes. Pour quelques centaines d’Ariary, nous profitons de nous réhydrater et reprendre des forces avec les oranges. Un gros lézard est lui aussi attiré par les bonnes
choses disposées sur le sol. Il ne se prive pas de croquer à pleine dents dans les bananes bien sucrées et se fait aussi tôt chasser après une petite photo. Nous nous remettons ensuite en route
vers le site éco-touristique de Farenkaraina. Tout au bout de la route, nous apercevons les premiers arbres de la forêt et très vite les premiers sons et bruits d’oiseaux et d’insectes en tout
genre se font entendre. Une ambiance particulière nous envoute à l’entrée de la forêt. Les premiers habitants de la forêt, des crabes aux belles pinces rouges, nous accueillent et s’écartent pour
nous laisser le passage libre. Au bout de quelques centaines de mètres, un portail se trouve sur la droite. C’est l’entrée au paradis ! Derrière les arbres bien verts, je vois enfin la plage
de Farenkaraina. Je suis submergé par la beauté de ce que je vois. Même un riche touriste américain ne pourrait pas se payer le luxe de vivre quelques jours dans un environnement aussi intact, et
majestueux. La plage déserte de sable fin est bordée d’arbres qui semblent vouloir s’allonger pour mieux profiter des possibilités de repos qu’offrent les lieux. De chaque coté de la plage, de
gros rochers ronds qui semblent avoir été déposés là par un géant délimitent la plage. Cela rajoute encore un peu plus de magie aux lieux. Partout dans la baie, c’est la forêt qui règne en déesse
absolue. Lors de notre passage des petits crabes gris s’écartent et se mettent à courir vers la mer pour se protéger. Tout semble paisible ici. Sous les grands arbres à l’entrée, une petite
cabane fume par le toit et des hommes s’affairent à construire une grille en métal pour les finitions d’un bungalow. Je fais connaissance avec eux. Il s’agit des gardiens du site éco-touristique
et de la forêt. L’un d’entre eux me guide vers ce qui sera ma résidence pour quelques jours. Un petit bungalow en bois et en végétaux tout proche de la plage avec une petite terrasse et un hamac
à l’entrée, le tout isolé du reste du camp mais aussi tout proche…
J’ai passé 4 jours fabuleux dans cet endroit magique. Le matin, j’avais pris l’habitude d’aller prendre mon petit déjeuné, quelques fruits et un peu de miel, sur la plage avec comme spectacle le
levé du soleil sur la mer. La journée, je vaquais à mes occupations, j’observais les plantes et les insectes butiner pour en faire l’inventaire et réaliser des prélèvements, je rencontrais
parfois au détour d’un tronc d’arbre un animal qui se cachait aussi tôt, j’allais pêcher pour le repas du soir ou je profitais de la tranquillité de la plage pour me prendre un petit bain au
calme. Pour se rincer, je me rendais ensuite dans la forêt pour atteindre une petite rivière et me baigner dans une eau transparente au beau milieu de la forêt primaire. Lorsque quelques grosses
mouches surgissaient pour me ponctionner un peu de sang, je plongeais sous l’eau pour les faire fuir. Mis à part ces quelques insectes piqueurs quelque peu désagréables, je crois bien que j’ai
trouvé ici le paradis sur Terre.
Pour remplir l’objectif que je m’étais fixé pour cette première visite, je me suis fais violence pour me rendre dans le village d’Anavane à la rencontre des apiculteurs locaux. Alexis, le
responsable de l’équipe avec l’un de ses ouvriers me servit de guide et de traducteur pour la journée. Sur le chemin, beaucoup de motos nous croisaient. Alexis m’expliqua alors que ces gens
étaient des chercheurs illégaux de cristaux. Ils défrichent la forêt, construisent un petit campement et exploitent les cristaux de quartz pour les revendre à des grossistes par sac entiers.
Parfois, lorsqu’ils trouvent de l’or, une activité d’orpaillage se met en place, toujours clandestinement et avec les plus grosses conséquences que cela peut avoir pour la
nature.
Après une traversée des rizières à l’entré du village, nous parvenons aux premières maisons. Les enfants se cachent à mon passage derrière des buissons et dans leur maison, puis m’observent. Les
gens me croisent et me lancent des regards questionneurs et parfois impressionné. Certains ne me quittent pas des yeux et se retournent même en s’arrêtant pour me regarder. Ce sentiment d’être
observé à chaque pas est présent partout à Madagascar, mais ici encore plus qu’ailleurs. Pour tenter de rassurer les gens sur ma présence ici, je leurs fait de grands sourires et leur dit bonjour
en Malgache. Je demande à Alexis de m’emmener vers le chef du village pour lui expliquer ma présence ici. Malheureusement celui-ci n’est pas chez lui, il est dans un village voisin pour honorer
un mort. Alexis me conduit alors chez le sous chef du village qui nous recevra après une heure d’attente environ, normal pour le pays, car les gens ne sont pas du tout pressés…
Après avoir rassuré le représentant, nous faisons le tour des paysans qui possèdent des ruches. J’en profite pour relever l’orientation, les dimensions et prendre des photos. A midi, il est tant
de nous trouver quelques choses à manger. Nous nous rendons au marché pour acheter quelques fruits et sur le chemin nous rencontrons quelques membres de l’ONG venu faire une sensibilisation à
l’environnement. Ils nous invitent à nous assoir à leur table dans un bouiboui de branche et de taules rouillées, pour manger un peu de riz avec des feuilles de je ne sais quoi et un peu de
poisson. Nous buvons de l’eau de croute en guise de boisson, c'est-à-dire l’eau de cuisson du riz qui à ce coup ci un goût de cramé très prononcé… A la fin du repas, nous nous rendons chez une
femme d’Alexis. En chemin une scène me choque. Une petite fille de quelques années se met soudainement à hurler au bord de la route. Sa mère vient vers elle et la tire visiblement contre son grès
vers la maison. Elle saisit une branche et se met à la fouetter violement sans relâche devant quelques villageois qui s’en désintéressent totalement. Je m’arrête alors et demande à Alexis ce qui
se passe. Il m’explique qu’elle se fait punir car elle à perdu de l’argent. Je suis à deux doigts de lui hurler d’arrêter immédiatement mais je ne peu pas… Alexis me fais signe de continuer à
marcher. Ce qui se passe à Madagascar ne regarde pas les vasas, c’est une règle qu’il ne faut pas transgresser pour ne pas s’attirer des ennuis, même si cela est parfois dur à vivre.
Chez la femme d’Alexis, nous somment invités à manger à nouveau du riz. Pendant le repas, une poule à la mauvaise idée de monter sur mon sac. Alexis sort alors de la maison, saisi une branche et
se met à la fouetter. Toutes les poules se rassemblent sous la maison et tentent de s’enfuir une à une. Alexis fouette sans relâche à chaque passage d’une poule. Pour un défenseur de
l’environnement, je trouve que sa réaction n’est vraiment pas bonne. Il me sourie comme fier de lui et l’aire de me dire « je suis chargé de te protéger et je l’ai bien fait ! »,
je parviens à luis adresser un bref sourire en retour que je ne fais toutefois pas durer plus d’une demi seconde. Sur le chemin du retour, je me demande dans quel pays je suis tombé… Je comprends
également que dans ce pays, les blancs sont toujours considérés comme des êtres supérieurs. Ils sont plus forts, plus beau, plus riches, ils savent tout, ce sont des patrons et les malgaches
feront tout pour ne pas se les mettre à dos. Lorsqu’on sympathise avec un Malgache, on peut tout avoir de lui. C’est d’ailleurs ce qu’il faut faire pour bien voyager, à condition bien sur de
considérer que ces gens sont des hommes comme nous et qu’ils valent tout autant que nous. Il ne faut pas abuser et demander tout aux malgaches, il faut savoir être honnête et leurs rendre service
lorsque cela est possible.
Le soir comme tous les soirs avant le repas, j’observe les lémuriens et les bambouslémures dans leurs déplacements nocturnes. Avant de me coucher, je me rends une dernière fois à la plage pour
contempler le spectacle du soleil couchant qui embrase la mer. En allant chercher de l’eau à la rivière dans le noir de la forêt primaire, je suis effrayé par des cris au dessus de moi. Plusieurs
feuilles et branches tombent de la cime d’un arbre et des cris bizarres se font entendre. J’éclaire alors l’arbre avec ma lampe et j’observe plusieurs paires d’yeux qui me regardent. Intrigué par
cela, j’éteins ma lampe pour ne par faire fuir les animaux. Il me semble que ce sont des lémuriens nocturnes. Je m’éloigne discrètement pour aller chercher les gardiens de la forêt. Ils me
suivent avec une lampe. Pendant une demi-heure, nous observons les lémuriens dans les grands arbres avec le faisceau de nos lumières.
La semaine suivante à été beaucoup plus calme en émotions. Je suis resté tout le temps à Maroantsetra pour faire avancer le projet. Nous avons réussi à mettre en place la première ruche et à
réaliser d’avantages de questionnaires chez les apiculteurs. Les résultats semblent d’ailleurs concluants car les abeilles sont restés à l’endroit où nous les avions déposés dans un tronc
d’arbre. (Voir rapport d’activité N°1 pour les détails). Mon quotidien était rythmé de visite en moto chez les apiculteurs, de tours en brousse à la recherche d’essaims sauvages et de plantes
butinées par les abeilles. Nous prévoyons de construire les premières ruches, des kenyanes habituellement utilisées en Afrique, dès la semaine suivante. Malheureusement quelques événements vont
venir perturber ce beau programme…
Troisième semaine à Madagascar. J’ai l’impression que cela fait un mois que je suis là. Je commence à connaitre du monde, à trouver mes points de repère. Mon rythme de vie s’est réglé. Je
participe vivement à la vie et aux activités de l’ONG. Comme chaque lundi matin, je bois mon thé et trie mes photos en attendant que les employés de l’ONG ai fini leurs
réunion.
La suite est un peu moins réjouissante…quelques galères mais ca va ! Je la rédige et la publie dès que je peu…
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Ce blog présente un projet de développement et de pérennisation de l'apiculture à Madagascar. Tout le projet est dans la rubrique "le projet" du blog.